Exploration de l’infertilité

Face à l’assistance médicale à la procréation, le médecin est aussi à vos côtés pour vous écouter, vous accompagner, vous conseiller… Le soutien d’un psychologue peut également être utile. 

Les facteurs qui influencent la fertilité

La fertilité peut être affectée par de multiples facteurs : âge de la femme, âge de l’homme, maladies génétiques, diverses pathologies générales ou leurs traitements, expositions à certains produits toxiques, traumatismes, facteurs environnementaux, parfois psychologiques, … Le médecin pourra attirer votre attention sur certains comportements également susceptibles de diminuer les chances de succès d’avoir un enfant ou d’augmenter les complications durant la grossesse (fausse couche, malformation…).

Parmi ceux-ci figurent :

  • Le tabac
  • L’excès d’alcool, chez la femme comme chez l’homme
  • La prise de drogues : cannabis, héroïne, cocaïne, hallucinogènes
  • L’excès de poids et la maigreur excessive chez la femme

Les examens du bilan d’infertilité

> Examen concernant le couple

Test de Huhner et examen de la glaire : test effectué après un rapport sexuel (aussi appelé test « post-coïtal »)

C’est un des premiers examens à faire. Au moment de l’ovulation, le col de l’utérus sécrète une substance transparente, la glaire cervicale, qui permet aux spermatozoïdes de remonter dans l’utérus. On prélève de la glaire au cours d’un examen gynécologique réalisé dans les 6 à 12 heures qui suivent un rapport sexuel. L’objectif de cet examen est de s’assurer de la qualité de la glaire cervicale de la femme et de la pénétration des spermatozoïdes de l’homme dans celle-ci.

> Examens concernant la femme

L’analyse de la durée et de la régularité des cycles menstruels de la femme permet à votre médecin d’évaluer la qualité de l’ovulation et ainsi de fixer les dates des examens à faire. Votre médecin pourra vous demander :

> Examens concernant l’homme

Contrairement aux idées reçues, l’infertilité masculine n’a rien à voir avec l’impuissance sexuelle.

Avant de prescrire des examens biologiques, le médecin peut examiner l’homme sur le plan andrologique.

Les analyses du sperme :

Le spermogramme est généralement prescrit dès le début du bilan. Le recueil de sperme est réalisé par masturbation au laboratoire pour éviter l’altération des spermatozoïdes pendant le transport. Avant le recueil, deux à cinq jours d’abstinence sont préférables. Il doit être réalisé à distance d’épisodes de fièvre ou de prises de médicaments pouvant interférer
avec la spermatogenèse. L’analyse du sperme permet de connaître les caractéristiques des spermatozoïdes :leur nombre, leur mobilité, leur aspect (présence d’anomalies de la tête ou du flagelle du spermatozoïde).

Si les anomalies du spermogramme sont confirmées, des examens complémentaires sont prescrits : échographie des organes génitaux, dosages hormonaux, caryotype.

Le choix de la technique adaptée à votre choix

Le bilan d’infertilité du couple permet au médecin d’évaluer les chances de conception naturelle, le taux de succès escompté, les risques des différents traitements et aussi le délai souhaitable de la prise en charge. Il vous en informera. Le parcours que le médecin vous proposera est unique et adapté à votre cas. Il faut savoir qu’il n’y a pas de hiérarchies d’efficacité entre les différentes méthodes d’assistance médicale à la procréation.

Il peut arriver que le bilan ne révèle aucune cause évidente à votre infertilité. On parle d’infertilité inexpliquée. Une assistance médicale à la procréation peut néanmoins vous être proposée.

Il peut aussi arriver qu’il n’y ait pas de proposition thérapeutique évidente, ou qu’elle ne vous convienne pas. Dans ce cas, le médecin est là pour voir, en concertation avec le couple, comment recourir à des solutions alternatives.

Après étude de votre bilan d’infertilité et discussion au sein de l’équipe pluridisciplinaire, votre médecin vous propose un parcours d’assistance médicale à la procréation adapté à votre situation. Dans cette proposition, il intègre des éléments relatifs à l’âge et la durée de l’infertilité. Vous pouvez bien évidemment en discuter avec lui.

À vous de donner votre accord

Enfin, vous devez accepter par écrit, après un mois de réflexion, la proposition d’assistance médicale à la procréation de votre médecin (Art. L.2141-10 du Code de la santé publique).

Il peut arriver que vous ayez encore quelques doutes quant à la décision à prendre.
Des psychologues ou psychiatres sont à votre écoute dans les centres et
peuvent vous apporter leur soutien face à la complexité de votre situation.

Dans certains cas, le médecin, après concertation au sein de l’équipe pluridisciplinaire, peut demander au couple un délai de réflexion supplémentaire avant d’entreprendre le traitement.

À chaque tentative, votre médecin réévalue la stratégie adaptée initialement.
Il propose de renouveler ou de modifier la technique, en prenant en compte notamment les conditions de prises en charge de l’assurance maladie.

L’assistance médicale à la procréation répond au projet parental d’un couple (Art. L.2141-2 du Code de la santé publique). Elle s’entend des pratiques cliniques et biologiques permettant la conception in vitro, le transfert d’embryons et l’insémination artificielle, ainsi que toute technique d’effet équivalent permettant la procréation en dehors du processus naturel (Art. L.2141-1 du Code de la santé publique).

 

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