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Assistance médicale à la procréation - Retour à l'accueil

Les témoignages écrits

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Elodie

Bonjour, je m’appelle Elodie et je suis maman d’une petite Flavie, 20 mois née suite à une IAC en octobre 2009. Nous avons décidé d’avoir un enfant bien avant notre mariage en 2008, j’ai arrêté la pilule en mars 2008, après plusieurs mois sans règles, je suis aller voir ma gynécologue, elle nous a fait faire plusieurs examens. Résultat, j’ai des ovaires poly kystique. Nous avons été orienté vers un gynécologue spécialisé en infertilité. Il nous a proposé les IAC et la première fut la bonne.
Alors courage à tous ces couples et ne désespérez pas ! 

Jennifer

Après 4 inséminations artificielles, nous sommes passés par la FIV ICSI tout de suite. Après une stimulation sous piqûre très forte, je n’ai eu que 4 ovocytes mais 3 seulement ont pu être ponctionnés. On m’a implanté tout de suite deux embryons mais échec encore une fois. Ensuite il restait un embryon congelé, pourquoi pas essayer même si moi je n’y croyais plus du tout : le risque était l’échec de la décongélation.

Enfin, je fais le traitement hormonal par voie orale en me disant que l’embryon ne supporterait peut être pas la décongélation. Le jour J de l’implantation, on me téléphone à 12 h pour que dire que l’embryon avait supporté la décongélation. On implante mais vraiment sans conviction aucune. 9 mois plus tard le plus beau bébé est arrivé et il fait notre bonheur depuis 5 mois et demi. Même si c’est dur il faut y croire et faire une confiance absolue aux médecins. 

Christophe

Juste après notre mariage en 2004, nous avons voulu devenir parents. Nos tentatives restant veines, nous avons fait un bilan de fertilité en 2006. C’est dans ma voiture, en ouvrant l’enveloppe contenant le résultat de mon premier spermogramme, que j’ai appris ma stérilité. Sur le papier, ça paraissait définitif, sans appel. Aucun accompagnement médical de cette terrible nouvelle qui a bouleversé en quelques minutes tous nos projets de vie.

Nous avons eu la chance d’être rapidement pris en charge par une formidable équipe, au centre PMA de Poissy. Après près de trois ans d’espoir et de désespoir, de joies et de grandes peines, après trois ponctions et sept transferts d’embryons, nous avons réussi à devenir parents en juin 2009. Nous n’en revenons toujours pas : ça nous semblait complètement inaccessible.

J’avais promis à ma femme et à notre médecin d’en faire un livre si nous parvenions à devenir parents. Un livre pour tenter de faire bouger les choses en matière d’annonce de la stérilité et faire prendre conscience de l’importance de l’accompagnement d’une mauvaise nouvelle, comme c’est le cas aujourd’hui pour le Sida. Un livre écrit au jour le jour par un mari stérile qui observe avec culpabilité la médicalisation à outrance de son épouse, par sa faute. Un livre pour la remercier de son courage, et pour remercier toute l’équipe médicale qui a rendu ce rêve possible. Un livre aussi pour faire comprendre à nos proches ce par quoi nous sommes passés. Beaucoup n’avaient aucune idée des difficultés : certains pensaient même que le traitement consistait à me donner… du viagra !!! Enfin, un livre pour donner quelques conseils, et partager nos « stratégies » qui ont été payantes au final.

J’ai tenu promesse. J’ai écrit et publié un livre (*), que toute l’équipe médicale a lu. Nos amis, membres de la famille et collègues l’ont lu également. Des inconnus se l’ont procuré, et m’ont fait des retours. La seule qui ne l’ait pas lu finalement, c’est mon épouse : encore aujourd’hui, impossible pour elle de se replonger dans cette aventure qui reste éprouvante, mais qui vaut le coup.

Nous attendons aujourd’hui notre second enfant, pour Septembre 2012, toujours grâce aux efforts de l’équipe de POISSY.

(*) la charte du site interdit les liens de promotion, mais je tenais à témoigner.

Jean-Baptiste

Ça me paraît presque étrange aujourd’hui de me poser la question de mon engagement tout au long de notre parcours. Parce que ça a toujours été une évidence pour moi. En fait, le problème vient de moi dans notre couple. Alors forcément, dès la seconde où je l’ai compris, j’ai eu envie de tout tenter sans aucune réticence. J’ai foncé, avec toute mon énergie, pour réparer un peu ce que je vivais comme ma faute. Je n’avais qu’une idée en tête : donner à ma femme la chance de porter notre enfant.

Ma femme ne m’a jamais rendu responsable de quoi que ce soit. Elle est merveilleuse de toute façon. Est-ce que je me suis senti exclu ? Non. J’imagine que la manière dont j’ai vécu notre démarche d’assistance médicale à la procréation m’est propre. Je suis allé à tous les rendez-vous avec ma femme. C’était mon choix, ma façon de m’impliquer. Ah ça oui, si j’avais pu prendre les traitements à sa place, je l’aurais fait les yeux fermés ! Pour les piqûres, je m’asseyais à côté d’elle, j’étais là à chaque fois. J’en ai même fait certaines ! Pour moi, l’assistance médicale à la procréation, c’est une histoire à deux. Et c’est comme ça que j’ai vécu la mienne, aux côtés de ma femme.

Mathilde

Pour être franche, j’ai trouvé très difficile de concilier mes deux tentatives de fécondation in vitro avec mon travail. Il faut gérer les événements au jour le jour : les rendez-vous ne sont fixés que peu de temps à l’avance et le traitement peut être interrompu à tout moment suite aux résultats…Je suis professeur de collège : pas facile de prévenir mes élèves suffisamment tôt pour déplacer mes cours en toute sérénité.

En ce qui me concerne, cette incertitude quant à l’étape suivante ainsi que les difficultés d’organisation ont généré du stress, et le stress de la fatigue. Mais finalement, les périodes particulièrement contraignantes sont assez courtes. Et plus tard, on oublie ces mauvais souvenirs. Il existe bien quelques « trucs » pour faire en sorte que tout se passe le mieux possible. Par exemple, choisir un centre proche de son lieu de domicile ou de travail. Privilégier une période professionnelle calme. Forcément, il faut faire des concessions. Quand j’y réfléchis, je pense que c’est normal.

Personnellement, je ne conseillerais pas d’arrêter de travailler. Rester chez soi à gamberger… Ce n’est vraiment pas une bonne idée. À chaque tentative, malgré le fait que j’ai jonglé avec mon emploi du temps, je ne regretterai jamais d’avoir continué mes cours. Cela m’a occupé l’esprit et m’a permis de ne pas perdre la tête ! Il faut y croire sans trop y croire : mettre toutes les chances de son côté, mais continuer à vivre par ailleurs.

Claudine et Jean-Baptiste

Curieusement, notre premier échec de fécondation in vitro a été le plus simple de tous à gérer. Tout était nouveau pour nous, nous ne savions pas ce qu’« échec » pouvait signifier. De toute façon, nous étions pratiquement déjà dans la perspective d’une deuxième tentative, et l’espoir d’avoir un enfant nous aidait à aller de l’avant.

En fait, nous n’avons jamais considéré cette première tentative comme un échec, mais plutôt comme un essai. Nous avions cette grande chance de pouvoir recommencer. Il faut dire aussi que les médecins nous avaient bien expliqué quelles étaient les chances de réussite… Ça aide d’avoir les idées claires, une information qui montre la réalité telle qu’elle est. On sait où on va. En ce qui concerne les échecs qui ont suivi…. C’est autre chose…Tout n’est pas si simple évidemment.

Nous avons perdu, à certains moments, notre espérance, notre motivation. Nous avons cessé d’y croire. Parfois même, nous en avions marre, nous étions fatigués de tout cela. Peut-être, en ce qui nous concerne, ce qui nous a permis de continuer, c’était que bizarrement nous n’avons jamais été découragés en même temps. Décalage d’humeur qui faisait que toujours, l’un d’entre nous remontait le moral à l’autre. Aujourd’hui, nous attendons un enfant, depuis trois mois environ. C’est fragile et sensible, alors, nous ne dirons rien de plus.